08/12/2011

Entretien avec Ludovic Maubreuil

Crédits photographiques : Ted Aljibe (AFP/Getty Images)

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16/06/2011

La critique littéraire s'est-elle réfugiée sur Internet ?

Crédits photographiques : Steve Crisp (Reuters).

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08/11/2010

La carte et le territoire de Michel Houellebecq ou la tentation de l'humain

Crédits photographiques : Alberto Pellaschiar (AP Photo).

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23/01/2010

Saint-Germain-des-Prés-sur-Cadavres + Addendum

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22/01/2010

Jan Karski de Yannick Haenel ou le faux témoignage

Crédits photographiques : Miguel Villagran (Getty Images).

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14/11/2009

Pierre Assouline : la douceur de votre commerce l'enrichit

Crédits photographiques : Jim Edwards.

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15/11/2008

À quoi bon ?

Photographie d'une explosion nucléaire réalisée par Harold Edgerton au moyen de sa Rapatronic.


Image 2.jpgÀ la différence de ce pseudo-Mallarmé en fer blanc qu'est François Bon, toujours heureux lorsqu'il peut nous annoncer, dans un style frisant l'apoplexie syntagmatique et puant le faux hermétisme, la dernière révolution technologique qui nous permettra de lire tout Marx sur un écran de la taille d'un ongle de petit doigt de pied, à mesure même que la Toile commence à attirer tout ce que la France compte d'éditeurs (et Dieu sait qu'elle en a !, certes, bien après les annonceurs qui, eux, ont flairé un marché immense), alors même que n'importe quelle ménagère de moins de cinquante ans ou crétin qui lit Baudelaire comme il lirait une notice d'utilisation de machine à laver, croient avoir reçu l'autorisation (et s'en font même quelque comique devoir) d'écrire leurs bluettes, estimant en outre que la critique littéraire (la vraie) n'y est absolument pas honorée par deux de ses plus emblématiques journalistes virtuels, Pierre Assouline et Didier Jacob, tandis que clabaude sans relâche la nappe grouillante des éphémères anonymes, que fermente la pâte putride des pseudonymes, je trouve de moins en moins d'intérêt et de plaisir à arpenter la Zone, riche pourtant de centaines de notes, d'auteurs et de rédacteurs. Les nains s'offusquent toujours que mes commentaires soient fermés. Ils le sont... presque systématiquement, parce que je ne veux pas ajouter du bruit au bruit et que j'ai toujours eu pour politique de mettre en ligne des textes intelligents et argumentés, qu'importe même qu'ils soient à quelques bonnes années-lumière de mes propres opinions (ici, un texte de Jean-François Foulon répondant à Pierre Damiens. Je pourrais multiplier les exemples de cette pluralité de voix dans la Zone. Je me contente de rappeler la grande série polyphonique intitulée Bellum Civile).
Cette lassitude, et, de plus en plus souvent hélas, ce dégoût, ne sont point des sentiments véritablement nouveaux puisque je m'en étais entretenu avec le regretté Dominique Autié, déjà disparu dans le perpétuel bruit de fond virtuel (dans ma réponse à son propre texte), Dominique, ce humble véritable qui estimait au contraire que l'espace virtuel de l'Internet était une chance (elle l'est, mais cette chance, comme toute manifestation destinale, est aussi ambiguë que dangereuse) pour une multitude de voix que les médias traditionnels ignoraient, parfois moquaient.
Je doute que la virtualité, cet universel reportage fonctionnant bien trop souvent à vide, soit absolument la dernière chance donnée à la littérature de se faire lire, entendre, écouter, admirer, commenter.
Et, si décidément elle l'était, cela signifierait que nous avons décidément perdu toute force, tout sentiment de la présence réelle, toute pesanteur et, peut-être, toute grâce avant d'être finalement dévorés par cette bulle qui ne cesse de grossir à la vitesse du bavardage.

08/11/2008

La guerre littéraire de Didier Jacob n'a pas eu lieu

«Et que je pleure moi aussi de voir la boule [...] me revenir dessus, à la vitesse de la critique littéraire.»
Didier Jacob, La Guerre littéraire. Critique au bord de la crise de nerfs (Éditions Héloïse d'Ormesson, 2008), p. 13.

«La vie littéraire est, comme la vie, soumise aux lois de la sélection naturelle. On y est, par conséquent, en état de guerre perpétuelle. Mais l'art est de vivre sur le champ de bataille sans se battre et sans être blessé. Attendre qu'on reste seul.»
Fernand Divoire, Introduction à l'étude de la stratégie littéraire (Éditions Mille et une nuits, 2005), p. 55.

«Avec nos mœurs électorales, industrielles, tout le monde, une fois au moins dans sa vie, aura eu sa page, son discours, son prospectus, son toast, son auteur. De là à faire un feuilleton, il n’y a qu’un pas. Pourquoi pas moi aussi ? se dit chacun.»
Sainte-Beuve, De la littérature industrielle in Portraits contemporains, t. I, 1855.


Ancien élève de Jean-Pierre Richard, critique littéraire universitaire lénifiant pour classe préparatoire assoupie qui se voit ainsi récompensé de son enseignement, salarié par un hebdomadaire, Le Nouvel Observateur, dont les pages de critique littéraire sont parmi les plus affligeantes, sottes, partisanes et inutiles de la presse française elle-même peu suspecte, dans ce domaine difficile, d'excellence, Didier Jacob est un journaliste apparemment sympathique, un collègue vraiment très sympathique lorsqu'il se trouve en face du prétentieux et creux Pierre Assouline qui n'a de regards que pour ses notes rédigées à l'encre lymphatique (1), un blogueur assurément sympathique qui ouvre ses commentaires et, lui, ne les censure ni même ne les supprime comme le fait (contrairement à ses propres dires), son confrère à moustache, un critique paraît-il pas du tout sympathique, surtout lorsqu'il évoque des auteurs aussi sympathiques qu'ils sont peu dangereux comme Frédéric Beigbeder, et même, pour finir, Didier Jacob est, selon toute probabilité, un homme franchement sympathique.
Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Non, car Didier Jacob a décidé de publier un livre. Non pas écrire, simplement : publier, la mode est aux publications plus qu'à l'écriture véritable, puisqu'il s'agit d'un recueil de ses meilleures (il faut le supposer) chroniques parues sur son blog, Rebuts de presse.

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24/04/2008

L'Opprobre de Richard Millet

Crédits photographiques : Charlie Riedel (Assoctiated Press).

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28/08/2007

Parution(s)

La Littérature à contre-nuit aux éditions Sulliver
«En somme, j’ai une tendance à me dire des œuvres qui paraissent qu’elles ne sont rien du tout, surtout quand le public en fait grand bruit. Neuf fois sur dix, je ne me suis pas trompé.»
Julien Benda, Exercice d’un enterré vif (Gallimard, 1946), pp. 58-59.


727 romans, français et étrangers, doivent paraître dans les toutes prochaines semaines dans les librairies, pardon, doivent être empilés sur les rayons des grandes surfaces de notre belle contrée, déclarée zone commerciale universelle, phare de culture dont l'éclat rayonne sur les confins enténébrés.
727 romans...
Un livre, parmi plusieurs centaines, inutiles ou sots. Un livre monstrueux.
Le mien. Un livre de critique littéraire, que la gentillesse de Dominique Autié m'a permis d'évoquer de nouveau sur son magnifique blog.

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