23/06/2009

Jules Barbey d'Aurevilly dans la Zone

Sir Thomas Lawrence, Satan summoning his Legions, 1796-1797.

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20/05/2009

Identification du démoniaque

Guillaume Geefs, Le Génie du Mal, 1848
Guillaume Geefs, Le Génie du Mal, 1848.

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08/05/2009

L'Invitation chez les Stirl de Paul Gadenne

Rodolphe Bresdin, La Maison enchantée, 1871.

Voici comment Robert de Montesquiou (in L'Inextricable Graveur, Rodolphe Bresdin, H. Floury, 1913, pp. 31-2) présente cette Maison enchantée : «Une des plus mystérieuses planches est celle que Bresdin lui-même intitulait Arcachon, du titre banal d'un lieu qui, sans doute, lui fournit le motif de cette illustration singulière. C'est, en effet, de prime abord, un vulgaire chalet de bains de mer qu'on a sous les yeux [...]. Mais cette niaiserie architectural ne fait que mieux valoir les détails qui, peu à peu, surgissent, troublants et pleins de hantise. Des tourelles s'érigent, des vitraux s'entr'ouvrent, des balcons, tels que des corbeilles, s'emplissent de femmes aux costumes orientaux et aux longs voiles. Des oiseaux voltigent dans le ciel bouclé et parmi les denses feuillages. Une grille close règne au devant de l'immeuble de rêve. Sur le premier plan, une pastourelle, sa quenouille à la main, son marmot à ses trousses, garde tout un troupeau de bêtes aumailles et de leurs chiens, d'ânes et de brebis, et tout un poulailler dispersé, jusqu'aux poussins qui viennent d'éclore. Et tout ce monde velu et emplumé, marbré des taches blanchâtres d'une énigmatique clarté qui frappe la façade du chalet comme d'une rongeuse pâleur de clair de lune, se tient aux abords de cet habitacle féérique et bourgeois, prisonnier derrière sa grille.»


Le texte suivant, dont je ne donne que les premières pages dépouillées de leur apparat critique, a été recueilli dans La Littérature à contre-nuit paru aux éditions Sulliver.

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12/03/2009

Berserker, 3 : Ismail Ax

«Sur le fond du problème, je demeure convaincu que nous ne parviendrons jamais à atteindre un ensemble coordonné d'explications parfaitement satisfaisantes»
Robert Mandrou, Possession et sorcellerie au XVIIe siècle (Hachette, coll. Pluriel, 1997), p. 9.


Berserker (fantaisie nocturne).
Berserker, 2.

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03/03/2009

Sous le soleil de Satan de Georges Bernanos

Photographie d'Ansel Adams.

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16/02/2009

Dans l’intimité douloureuse de Paul Gadenne : La Rupture, Carnets, 1937-1940



À propos de La Rupture, Carnets, 1937-1940 de Paul Gadenne, édition établie, présentée et annotée par Delphine Dupic, avant-propos de Didier Sarrou (Rézé, Séquences, 1999). Les pages entre parenthèses, sans autre indication, renvoient à cet ouvrage.

Paul Gadenne dans la Zone.
Sur Paul Gadenne et quelques hongres comme Philippe Sollers.
Varia puis Paul Gadenne encore une fois.
Souvenirs de lecture sur Gadenne et Faulkner.
Deux monstres : Les harmonies Werckmeister de Tarr et Baleine de Gadenne.
Max Milner et Paul Gadenne ou l'éloge de la nuit.

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14/11/2008

Les Vierges de Satan de Terence Fisher, par Francis Moury

Francis Moury pour la capture d'écran.


Fiche technique et casting succincts
Mise en scène : Terence Fisher
Production : Anthony Nelson Keys (Seven Arts & Hammer Film)
Distribution originale : Twentieth Century-Fox Film Corporation
Distribution vidéo numérique France : Seven 7, collection Les Trésors de la Hammer
Scénario : Richard Matheson d’après le roman original The Devil Rides Out de Dennis Wheatley
Directeur de la photographie : Arthur Grant (B.S.C.) / couleurs De Luxe (Technicolor d’origine) + opérateur Moray Grant
Montage : Spencer Reeve (supervisé par James Needs)
Musique : James Bernard (supervisée par Philip Martell)
Décors : Bernard Robinson
Effets spéciaux : Michael Stainer-Hutchins
Maquillage : Eddie Knight
Christopher Lee (Duc de Richleau), Charles Gray (Mocata), Niké Arrighi (Tanith), Leon Greene (Rex), Patrick Mower (Simon), Gwenn Ffrangcon-Davies (la comtesse), Sarah Lawson (Marie), Paul Eddington (Richard), Rosalyn Landor (Peggy), Russell Waters (Malin), etc.

Résumé du scénario
Angleterre, 1920 : le Duc de Richleau, démonologue émérite, soupçonne que son ami Simon et la jeune Tanith sont tombés sous la coupe d’une secte de satanistes dirigés par Mocata. Il en a la confirmation au cours d’une orgie démoniaque rendant un culte au Bouc de Mendès. Il enlève Simon et Thanit mais Mocata les retrouve. Il tente de les tuer en vain. Il décide alors de rompre la protection dont Richleau les entoure. Magie noire et magie blanche rituelles s’affrontent au cours d’une longue nuit d’épouvante. La Mort elle-même est finalement invoquée. Or, celle-ci ne repart jamais les mains vides…

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18/04/2008

Satan graveur : Les Désastres de Goya

Goya, Los desastres de la guerra, planche 1 : Tristes presentimientos de lo que ha de acontecer


Goya graveur au Petit Palais (extrait de la présentation) :

Jusqu'au 8 juin, le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, avec la participation de l’Institut national d’histoire de l’art, présente les gravures de Francisco Goya (1746-1828). Avec 280 œuvres, parmi lesquelles 210 estampes, dont certaines inédites, Goya graveur retrace le parcours de l’artiste, depuis ses premiers essais de graveur en 1778, jusqu’aux audacieux Toros de Bordeaux de 1825.

Rappel : Satan graveur : Les Sataniques de Rops.

«On croit le saisir, il s'échappe. Est-il Watteau quand il se mêle aux fêtes populaires, surprend sous des arbres de décor des figures emmitouflées [...] ? Est-il Shakespeare quand il suit au sabbat des sorcières ou voit passer au fond des ciels nocturnes des ailes membraneuses et des fantômes sanglants ? Est-il Rembrandt quand il éclaire un monstre furieux et traqué, une meute humaine après lui, d'un rayon tombé on ne sait d'où ? [...] Est-il Hokusaï quand il voit apparaître dans ses nuits énervées un visage, une forme où les aspects les plus disparates de la bête s'amalgament à ceux de la mort ? [...] Est-il Dante quand il pénètre, par sadisme ou pitié, ou les deux ensemble, dans quelque maison de fous, quelque prison, au milieu des malheureux mangés de plaies, mordus par les rats, brûlés par les punaises, rampant parmi leurs déjections, couronnés de papier ou traînant leurs chaînes, étranglant, étranglés dans la hurle et la bave, berçant de chansons hoquetantes le désespoir qui ricane, la fureur qui grince, le gâtisme qui bégaie, l'insomnie, l'ennui, le glissement progressif ou la chute brusque à l'abîme du courage et de l'esprit ? Il est Goya [...], un visionnaire impossible à arrêter dans une forme, quelque chose de gai, de mauvais, de lubrique et de noble en même temps ou tour à tour.»

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17/04/2008

Satan graveur : Les Sataniques de Rops

Félicien Rops, Le Calvaire
Le Calvaire, réalisé au vernis mou, est l'une des cinq planches de la série intitulée Les Sataniques, datant de 1882.


Bien sûr, ils ne sont pas les seuls. D'autres, parfois admirables, le plus souvent oubliés par l'Histoire, ou même, inconnus qu'un simple griffonnage retour d'une exécution capitale, a sauvés de l'irrémédiable anonymat, ont trempé leur pinceau dans la fiole d'encre que Luther, selon une légende idiote, aurait lancée sur le démon. On ne sait si l'encre, en se répandant sur le mur, dessina le contour du bizarre destinataire, mais il est sûr qu'Albrecht Dürer, Jean Duvet, Jacques Callot, Jan Luyken, Hans Baldung Grien, Rodolphe Bresdin virent probablement, ou crurent voir (mais chez l'artiste, y a-t-il une quelconque différence entre ces deux verbes ?) les formes, l'ombre sur un gibet projetée de Celui qui ne cessa d'inspirer leur art. Ainsi tous témoignent, bien que leur œuvre ne puisse se réduire à cette seule bizarrerie délectable, d'une horreur certaine, dramatiquement concentrée dans la morsure de l'eau-forte, puissant acide qui révélera peut-être...

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24/03/2008

La démonologie dans la Zone

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Littérature, critique

Apologia pro Vita Kurtzii, 1 : Suttree de Cormac McCarthy.
Apologia pro Vita Kurtzii, 2 : Méridien de sang de Cormac McCarthy.
Apologia pro Vita Kurtzii, 3 : David Peace en terre du Yorkshire.
Apologia pro Vita Kurtzii, 4 : Le jour de la colère de Dieu de J.-F. Colosimo.
Apologia pro Vita Kurtzii, 5 : No Country for Old Men de Cormac McCarthy.
Apologia pro Vita Kurtzii, 6 : Exterminate all the brutes !
Apologia pro Vita Kurtzii, 7 : Serviles servants de Tarik Noui.
Monsieur Ouine de Georges Bernanos.
Un Démon de petite envergure de Fédor Sologoub.
Fair is foul, and foul is fair : Macbeth ou l'ontologie noire.
Ici et là-bas, toujours, le diable : à propos de Là-bas de J.-K. Huysmans.
Identification du démoniaque (extrait de l'avant-propos de La Littérature à contre-nuit).
La chanson d'amour de Judas Iscariote, fragment. À propos de ce manuscrit : réponse de Michel Surya.
La Légende du Grand Inquisiteur de Dostoïevski.
Les Bienveillantes attendront... encore un peu.
Alain Cugno, Marianne Closson, etc.

Cinéma
Damnation de Béla Tarr ou la sécheresse de l'âme.
Damnation de Béla Tarr, par Olivier Noël.
Manhunter de Michael Mann.
The Ususal Suspects/Seven.

Histoire
Le diable et l'historien Robert Muchembled.
Le corps du diable d'Esther Cohen. Varia.

Théologie, atopies
Entretien avec le Père Charles Chossonnery, exorciste.
Judas revu et corrigé par Pierre-Emmanuel Dauzat.
Sur la collection Atopia, aux éditions Jérôme Millon.
Le Formicarius de Jean Nider.

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