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29/10/2009

Premières notes du bal des dégueulasses

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«Un inverti est un désorganisateur de la famille, de la nation, de l'humanité; l'homme et la femme ne sont certainement ici-bas que pour faire des enfants, et ils tuent la vie, le jour où ils ne font plus ce qu'ils font pour le faire.»
Émile Zola, Lettre préface à l'ouvrage du Docteur G. Laupts, Tares et poisons. Perversion et perversité sexuelles (G. Carré, 1896).


Qui se souvient encore que, le 26 janvier 1977, paraissait dans Le Monde une pétition signée de quelques noms pour le moins prestigieux (1) parmi lesquels figurait celui de Jean-Paul Sartre, l'un des plus infâmes salauds (2) ayant déshonoré, en France, l'exercice de la pensée, pétition réclamant la libération inconditionnelle de trois pédophiles et, afin de faire bonne mesure, établissant le fait, on le suppose incontestable, que les mineurs de treize ans ont toute capacité de discernement affective et sexuelle, pétition constituant l'une des toutes premières fausses notes ayant permis à nos dégueulasses, qui de pétition en pétition comme de coucheries en coucheries se retrouvent, d'ouvrir leur bal, alors que résonne un étrange et fort disgracieux couac pour le moins surprenant en provenance du joueur de grosse caisse Émile Zola ?

Notes
(1) Parmi lesquels : Simone de Beauvoir, Roland Barthes, Pierre Guyotat, Philippe Sollers, Patrice Chéreau, Louis Aragon, Jean-Pierre Faye, Jean-François Lyotard, Jack Lang, Guy Hocquenghem, Gilles Deleuze, Gabriel Matzneff, Félix Guattari, Francis Ponge, Danielle Sallenave, Catherine Millet, Bernard Kouchner, André Glucksmann, etc.
(2) Voir, sur le sujet de la malfaisance de ce chien hélas affublé d'un cerveau remarquable, les ouvrages de Michel Winock, Le Siècle des intellectuels (Seuil, coll Points, 1999), de Michel-Antoine Burnier, L'Adieu à Sartre (Plon, 2000), de Christian Millau, Au galop des hussards (Le Livre de Poche, 2000) ou encore, de Marek Sliwinski, Le Génocide khmer rouge. Une analyse démographique (L'Harmattan, 2000) et de Christophe Bourseiller, Les Maoïstes. La folle histoire des gardes rouges français (Seuil, coll. Points, 2008). Un petit article d'Ingrid Galster, intitulé Que faisait Sartre sous l'Occupation ? (L'Histoire, n°248, novembre 2000) est sur ce sujet éloquent. Que faisait-il, au fait, sous la Collaboration ? Bien des choses, selon Ingrid Galster : il continuait d'éditer ses livres, ça c'est sûr, livres qui ne furent jamais inscrits sur la liste dite Otto (prénom d'Abetz) vissée par la Propaganda Staffel, il n'empêche pas sa compagne, Simone de Beauvoir, de parler sur les ondes de Radio Vichy en 1943, il accepte le poste d'un professeur juif renvoyé par Vichy au lycée Condorcet, il n'hésite pas une seule seconde lorsqu'il faut écrire dans un journal notoirement pro-allemand, Comœdia, et, pour couronner sa carrière d'insigne lâche et traître qui valut à un Brasillach, un autre magnifique salaud mais un homme d'honneur, le peloton d'exécution, il accepte de faire partie du comité d'épuration qui s'est créée sous l'autorité du Comité national des écrivains. Et ce même infâme penseur et écrivain de l'engagement et de la liberté, Jean-Paul Sartre, écrit pourtant en 1945, sans éprouver la moindre honte, que l'écrivain «est responsable de tout, [qu']il est complice des oppresseurs s'il n'est pas allié naturel des opprimés», (in La nationalisation de la littérature, Les Lettres françaises, novembre 1945).