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13/09/2009
Petites branlettes entre amis (journalistes) : à propos de Gilles Cohen-Solal

Karl Kraus, Cette grande époque précédé d'un essai de Walter Benjamin (Petite Bibliothèque Rivages, 1990), p. 104.
Le cadavre trouvé dans une valise ? Pauvre Karl, la presse au goitre difforme a bien changé depuis l'époque où, seul, tu levais bien haut le flambeau de ton assassine ironie ! La presse moderne, ayant profité des évidents progrès de la technique, se contente désormais de la petite sphère approximative roulée patiemment par le bousier qu'elle décortiquera pour y chercher sa pitance dès que le martial insecte aura sa carapace tournée, l'affaire est moins glorieuse n'est-ce pas ?
Mais, autour du cadavre comme de la minuscule petite crotte, quelle foule de badauds attroupés, emmenés, sur les lieux où le pauvre assassiné, comme dans les mystères du Moyen Âge, se met à saigner à l'approche de ses meurtriers, par la Vulgarité guidant le peuple, Lise-Marie Jaillant, la pigiste absolue, si une telle horreur ontologique est concevable !
Il semblerait, si l'on prend au sérieux les dires d'un certain nombre de besogneux au style poussif comme, pour L'Express, Jérôme Dupuy, relayé par Sophie Gindensperger pour Arrêt sur images et donc l'inévitable poissonnière de la Toile, Wrath dite Lise-Marie Jaillant, l'une des plus stupides et vulgaires échotières dont il m'a été donné de survivre miraculeusement à la putride haleine capable d'indisposer Lucifer, Lise-Marie Jaillant dont l'unique fonds de commerce est l'exploration méthodique et acharnée, armée pour ce faire de son unique neurone, des boyaux de latrines les plus infects, il semblerait donc qu'un certain Gilles Cohen-Solal se soit récemment couvert de ridicule.
Pensez donc : même le site de France 2 relate l'événement, tirant son chapeau, ou plutôt sa boîte de Pétri, aux experts en coproculture du Buzz littéraire !
Un ridicule et un grotesque, comme me l'a expliqué une personne ayant souhaité garder son paisible anonymat germanopratin, d'autant plus intéressants qu'ils ont frappé de plein fouet un homme, Gilles Cohen-Solal, se présentant lui-même, que dis-je, le répétant sur toutes les scènes où il officie, comme un cabotin expert en ruses et tactiques pubardes, alors que, d'ordinaire, la cible de cette extraordinaire émission (puisqu'il faut tout préciser, je suis évidemment ironique) qu'est Strip-Tease est le rural selon mon anonyme correspondant, autrement dit le gros plouc ou le beauf.
Ce correspondant étant un parisien attitré, vous me permettrez de traduire en bon français un mot qu'il a d'ailleurs souligné par des italiques dans son propre courriel, cela ne doit pas être un détail anodin...
Il semble aussi, à lire ces différents comptes rendus pas dignes de s'élever à la hauteur d'un article véritable, maigres rinçures glosant sur un non-événement (rendez-vous compte : tout le monde découvre que l'édition, ce n'est pas de la littérature, le ciel va donc nous tomber sur la tête ou Le Clézio écrire des livres dignes d'intérêt ? Non ! Non Non, vous n'y pensez pas tout de même !), il semble aussi que la blogosphère serait en émoi, absolument scandalisée par le franc-parler d'un éditeur ? Pardon ? En émoi ? Ah oui, vraiment, la Toile, plaisamment confondue avec quelques blogs et sites racoleurs, tous connus pour leurs probes et opiniâtres défense et illustration de la littérature, est littéralement vibrante de ces trois mots magiques, ténébreux comme une formule incantatoire capable d'agiter des armées de convulsionnaires et de pucelles possédées dont l'unique Urbain Grandier a pris les traits roublards de Gilles Cohen-Solal, Méphistophélès contemporain ayant troqué contre un cigare la légendaire canne du diable boiteux !
Deux choses, et deux choses seulement, me choquent très profondément dans cette émission (1) si peu fine qu'elle ne parvient même pas à montrer la fragilité et l'horrible banalité de tous ces personnages, paumés sans art et tiers-mondaines vendant leurs livres (de chair ?) pour une soupe à l'ail à La Closerie, petites phalènes vite éblouies s'agitant pathétiquement devant un saltimbanque fatigué de jouer son numéro, deux choses me choquent dans cette émission dont l'unique intérêt est de dévoiler la fosse à purin sur laquelle toutes les maisons d'édition, comme d'ailleurs n'importe quelle entreprise humaine si l'on s'avise d'en humer le fumet, sont fondées : d'abord, que George Yemi soit visiblement scandalisé par le fait que d'autres auteurs publiés par Gilles Cohen-Solal aient eu un à-valoir plus conséquent que le sien (voir : à partir de la 9e minute).
Ensuite, que notre désormais fameux Gilles Cohen-Solal trouve apparemment mignonne Max Monnehay ou Monnaie (pardon, je n'arrive jamais à orthographier correctement le patronyme de cette gamine ayant reçu, comme celle de sortir jusqu'à minuit, la permission d'écrire; voir notre émission, à partir de 18'40) alors que la beauté d'une femme est, bien évidemment, question de chair (celle de la peu séduisante Max est lestée de peu seyants bourrelets, sans compter le fait que, comme un flan, cette jeune femme ne sait pas se tenir à table), à condition de concevoir le subtil plaisir érotique d'une chair qui se ferait le véhicule (petit ou grand, disent les mystiques dont Max est paraît-il une spécialiste) d'une intelligence, voire, tout simplement, de l'esprit, comme Maurice Merleau-Ponty l'enseigna un jour à de jeunes étudiantes, belles et laides d'ailleurs, mais parmi lesquelles ni Lise-Marie Jaillant ni Max Monnehay ne se trouvaient.
De la chair, j'en vois beaucoup dans ces images aussi navrantes que laides et vulgaires, beaucoup trop, et qui n'a même pas l'avantage, à mes yeux, d'être tannée par les baumes délétères dans lesquels Claudius Ethal enrobait ses conquêtes.
De l'esprit, assurément aucun, sauf, peut-être, dans certaines ironies de Gilles Cohen-Solal, qui paraissent toutefois n'être comprises d'aucun de celles et ceux qui l'entourent.
Sans chair et sans esprit, sans une chair qui est la face visible d'un esprit qui n'est pas forcément celui d'une seule personne (appelons-la, l'auteur) mais celui, si le livre est grand, de tout un peuple voire de toute une race (ce mot fait horreur, employons-le avec plaisir), sans un esprit qui est chair incarnée de la réelle présence à quoi l'art se reconnaît immanquablement, sans ces deux réalités mystérieuses et souveraines, la littérature n'existe tout simplement pas.
Il y a tout de même une troisième chose que je me dois de faire remarquer, une paradoxale présence se donnant par ce qu'elle n'est pas (ou alors seulement dans la cervelle d'une petite idiote qui confondrait Amélie Nothomb avec un écrivain) dont les images de cette émission inepte se font les révélateurs : la littérature n'a que peu de choses en commun avec l'édition, si ce n'est une histoire vieille de quelques siècles seulement et dont les plus grands spécialistes, que dis-je, les plus célèbres augures comme François Bon capable de prédire l'avenir du livre en sondant le fond de son orangeade, nous annoncent la mort aussi certaine que prochaine (2).
Et encore, je me dois d'ajouter que ce dernier point n'est pas tout à fait exact, tant les lettres que tous les grands auteurs ont adressées à leurs éditeurs regorgent de récriminations plus ou moins amènes ! Disons simplement que la relation pour le moins complexe s'instaurant entre un éditeur et un auteur a aujourd'hui tendance à se distendre, à se fissurer sous le poids d'intérêts financiers considérables relayés par une presse plus ou moins aux ordres de ces derniers et qui entend bien rentrer dans ses sous.
Et si, à présent que nous avons réglé la question de ce soi-disant buzz estival agitant les petites antennes rétractables de nos éphémères virtuels, nous évoquions la littérature plutôt que les dernières improbables turgescences d'une presse sans cerveau ni âme, contrainte, pour exister, de lécher voluptueusement les frivoles émonctoires (un nouveau mot pour Lise-Marie Jaillant et Max Monnehay, assurément) qui composent le ban et l'arrière-ban de Saint-Germain-des-Prés ?
La littérature ? Ah non, pas tout à fait encore, cette vieille dame devra patienter puisque je viens de commencer Jan Karski de Yannick Haenel.
Note
(1) Émission dont voici l'intégralité pour celles et ceux, pauvres naïfs ou faux-culs constipés, qui croiraient que l'édition est un milieu au-dessus de tout soupçon.
(2) Pour relativiser quelque peu les talents de cet aruspice de foire qu'est François Bon, je rappelle que l'un de ses probables maîtres, Gérard Genette, s'interrogeait, en 1966, sur le devenir de la littérature dans un texte recueilli dans Figures I (Éditions du Seuil, coll. Points/Essais, 1976, écrivant p. 170 : «Le jour où le Livre aura cessé d'être un principal véhicule du Savoir, la littérature n'aura-t-elle pas encore changé de sens ? Peut-être vivons-nous simplement les derniers jours du Livre.»
Commentaires
Commenter ou pas commenter?
Faudrait savoir, très cher J(R)uan, même Paul Gadenne trouvait le commentaire bien inutile.
Nous n'allons tout de même pas nous contredire.
Enfin, le paradoxe reste le propre de l'homme.
Ouf, me voilà sauvé.
Écrit par : No comment... | 13/09/2009
Excellent..Savoureux...Saignant
Pour poursuivre cette réflexion sur l'image
lire : Hortefeux, Royal, Cohen Solal, Bruni, Kouchner… et nous de Mouloud Akkouche
Écrit par : Francis van den Heuvel | 13/09/2009
La preuve, No comment, que vous dites une chose et son contraire, puisque vous... commentez vous-même votre non-commentaire, faudrait savoir.
Lu, Francis.
Contrairement à ce qu'affirme l'auteur de cette note, non, je ne crois pas qu'il y ait dans ce panel pour le moins hétéroclite une volonté de faire un coup.
Je crois au contraire qu'ils sont bien trop habitués à la caméra et que, du coup, celle-ci peut leur jouer quelques mauvais tours...
On les sent bien trop naturels dans ces scènes : ainsi, je puis t'affirmer que GCS est exactement le même qu'il y ait des caméras ou pas.
Encore que, ce n'est là qu'une simple hypothèse...
Écrit par : Stalker | 13/09/2009
Bien...Bien...Alors, la jolie dame sur la photo en haut.
Comment as-tu fais pour la récupérer pour ton article.
As-tu couché pour cette photo?
Si oui, ne pas répondre.
Écrit par : Un curieux... | 13/09/2009
C'est vrai..je ne dis pas grand chose dans mon courriel. Je suis tout a fait en accord avec ton texte....C'est juste et d'une grande précision sémantique...Difficile d'y ajouter quelque chose de plus.
Caméra ou pas je suis certain que GCS est le meme c'est a dire une perpetuelle représentation de lui-meme. C'est triste mais ce monsieur est un produit typique de cette génération issue de la télévision...
Écrit par : Francis van den Heuvel | 13/09/2009
Un curieux : les commentaires à la con, ce n'est pas exactement ma spécialité, il y a le blog de Wrath pour cela.
Unique et donc dernier avertissement.
Écrit par : Stalker | 13/09/2009
Balzac décrivait le début d'un processus à travers le personnage de Lucien de Rubempré: la contamination par le journalisme de la littérature. Nous voici parvenus au terme de ce processus. Que reste-t-il? Des têtes molles lyophilisées qui posent à la posent pour escamoter le style anémique de leurs productions, célébrées comme le contenu de son pot par un enfant.
Max M. et GCS ont succédé à Vautrin, Lucien, Blondet; ils en sont les ultimes avatars. Merci à vous, Stalker: vous sauvez l'honneur.
Écrit par : Dienne Daniel | 14/09/2009
Les commentaires ouverts ! je ne vais pas y aller, moi aussi, c'est un non évènement, et ce ne sont pas quatre ratés sur internet qui vont changer son tempérament. Ni lui apprendre ce qu'est son métier soit-il dit au passage car pour l’instant c’est lui et pas nous qui vit dedans depuis 20 ans .
Il y a des passages excellents dans ton article! la photo et le titre aussi .
Je me sauve, très en retard, mais vive les commentaires ouverts chez Stalker ! :)
Écrit par : ecaterina | 14/09/2009
Je ne puis que dire que cet article a surtout le grand mérite de m'avoir fait découvrir qu'un éditeur peut avoir le profil de tout ce qui est détestable chez un homme qui méprise - je pèse le mot - à ce point les écrivains. Buzz ou pas, je ne m'emberlificote pas l'esprit à chercher qui ou quoi, mais c'est sa façon de s'exprimer qui m'a donné envie de "gerber".
Voilà, c'est tout.
PS : Dieu seul sait combien je déteste médire, exclure etc. mais là, GCS est franchement ré-pu-gnant. Sans parler de l'assistante à la voix nasillarde qui parle des artistes comme d'une race de bovins à "peser". Beurk.
PPS : je parle de l'enregistrement, pas de votre article, je précise.
Écrit par : Lioubov Dormeur | 14/09/2009
Du sérieux :
La fille la- haut est très jolie, mais à part se déshabiller et fumer le cigare, que sait-elle-faire?
ça c'est pour l'illustration.
Maintenant le gendre de Jean-dort-le son, j'ai vu la vidéo, l'ai vu à la TV, sérieusement, si j'étais sa femme je divorcerais vite fait.
Surtout, qu'il est carémment moche, mais peut-être a-t-il beaucoup d'humour.
C'est pas comme Juan qui rigole que lorsque tout le monde pleure.
Si mon commentaire n'est pas au niveau de toutes ces bécasses et pantins de la littérature bien pensante.
Temps pire.
Écrit par : idle | 14/09/2009
Ouais...
Encore une fois, au risque, donc, de me répéter, j'insiste sur le fait que mon propos n'est pas tant de ridiculiser le discours de GCS que de stigmatiser l'usage qui en a été fait par quelques pitres.
En clair : montrer la façon dont une information purement racoleuse se distille sur la Toile et tenter de voir si ce genre de note peut mettre un coup d'arrêt à la propagation du virus.
En somme, il s'agit d'une petite expérience prophylactique...
A Lioubov Dormeur : vous qui êtes fan de l'écriture de Matzneff (mon petit doigt me le dit), des choses répugnantes, aussi bien physiques que morales, vous devriez en connaître un rayon, non ?
Comment se fait-il que je ne vous ai point entendue vous draper dans votre vertu cruellement offensée à l'occasion des deux notes assez cruelles (mais justes) que j'ai écrites sur les Carnets noirs ?
Allons allons, ce n'est là qu'une question de pure forme : vous tolérez chez l'un des choses infiniment plus veules, dégueulasses, vulgaires que chez l'autre, pour d'uniques raisons de prétention littéraire.
Matzneff pète dans des caleçons de soie fine et c'est probablement ce qui vous fait penser qu'il ne pète pas, donc qu'il n'appartient nullement au genre humain.
Voilà, moi, ce que je trouve répugnant.
Prétendre que l'on est un chevalier alors que, comme un vulgaire vieux con, on est incapable de se débarrasser de deux ou trois connasses pour se mettre, ENFIN, à écrire de très grands livres.
Donc, si l'un est un homme vulgaire, l'autre est un lâche, à vous de choisir.
Moi, mon choix est vite fait...
Ce sera la beaufferie plutôt que deux citations d'Epictète entre deux turlutes et quatre manucures.
Écrit par : Stalker | 14/09/2009
Matzneff , c'est qui?...Vous vous adressiez peut-être à quelqu'un d'autre.
Sérieusement, jamais entendu parlé.
Vous savez très chez J(R)uan, vous devez êtes mal renseignez sur idle.
Il ne lit que le figaro, la rue 89 et vous même.
Je veux dire sur la toile.
Bon, je vous pardonne, mais ne commencez plus.
Écrit par : idle | 14/09/2009
Idle : ma remarque concernait évidemment quelqu'un d'autre que vous, comme je l'ai d'ailleurs précisé dans ma réponse il me semble.
Écrit par : Stalker | 14/09/2009
Et bien moi, je l'ai trouvée très drôle, cette émission, surtout qu'avec le grille-pain qui me sert d'ordi (Juan dixit), le téléchargement est un peu spécial: 1 mn de blocage, 40 secondes d'image, si bien que les 36 minutes de docu m'en ont pris 45, avec des arrêts sur images hilarants.
Je ne suis pas choquée le moins du monde parce que je suis convaincue que cette émission dévoile la réalité de l'édition.
Ce qui est drôle, c'est que GCS surjoue. Comme les gosses, il l'a fait exprès: de paraître beauf, cynique, méprisant pour les écrivains, du 3e degré qui échappe, disons, aux lecteurs des Editions Léo Scheer, par exemple, les champions du second degré. C'est comme si Gillou le Fou parlait avec la bouche de GCS, il surenchère, colle tout le monde à la merde éditoriale, en particulier les Tartuffe qui font bien pire, sur les minettes, par exemple, ceux qui vendent le poids de chair fraiche en image, et ensuite, crient haro sur le péquin qui soupçonne une petite intention publicitaire et le critique qui ose démontrer que le livre est nul. "Quoi?! Vous dites qu'il est nul parce qu'elle est jeune et jolie!" Face à ce genre de retournement hypocrite, GCS a le mérite d'y aller franco.
Tout cela est très réjouissant et me fait beaucoup rire ( De plus, je reviens d'un sud très doux à l'humeur). Que l'édition implose, que la Bourse implose, que l'Education Nationale implose, que les morts vivants se réveillent, que les poètes chantent en secret! Vive les crises!
Écrit par : Elisabeth Bart | 14/09/2009
Monsieur l'ex-terreur-de-la-blogosphère, *
Décidément, votre auguste personne a la mémoire très courte - quand ça l'arrange - mais peu importe. Cela dit, je constate, non sans surprise, que votre admiration pour GSC - j'ignorais celle-ci - vous inspire soudainement une parlure digne d'une vieille madame-pipi-caca-lolo aigrie et très méchante.
Fichez donc la paix à Monsieur Matzneff, votre hargne en finit par devenir plus que suspecte.
Quant à ma vertu, fille de joie ou bigote, nul n'ignore que pas une seule femme n'a ni n'aura jamais grâce à vos yeux. Et je n'en ai cure. (Je n'ai pas dit curé)
* miroir, ô mon beau miroir, sachez que c'est par "le vieux Georges" qu'à présent vous êtes et serez à jamais évincé...
Écrit par : Lioubov Dormeur | 14/09/2009
Elisabeth : réjouissant commentaire que le vôtre, il était temps.
Lioubov qui, effectivement, dormez : je crois n'admirer aucune personne vivante, hormis ma plus proche famille et c'est déjà bien assez.
Gilles est, je crois, une personne aussi honorable que n'importe quelle autre en France et qui a, mais oui madame la directrice du couvent de la Sainte Nitoucherie, l'avantage de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.
Qui ça ? Tout le monde, sortez de votre bulle et traînez avec des éditeurs plutôt que des blogueurs plus ou moins souffreteux.
Encore une fois, cette note n'est pas là pour le défendre, tout simplement parce qu'il n'en a pas besoin.
Elle stigmatise le fonctionnement même d'une certaine presse, comme l'exergue due à Kraus aurait dû, avec un peu de chance, vous le faire remarquer entre deux roupillements.
Votre vertu ? Elle est à ce point lourde pour que vous en parliez comme d'une tierce personne ? Eh bien, je ne tiens pas du tout à la rencontrer, cette grosse vache moralisante !
Vous ne savez rien ma chère, je crois vous l'avoir déjà dit en privé, comprenez tout de travers, comprenez uniquement ce que vous apprenez en restant connectée 24h/24 à la blogosphère, en commentant, souvent avec une bêtise confondante, la moindre anecdote concernant l'un de vos écrivains adulés, vous ne savez tellement rien sur moi que vous en êtes à raconter des conneries concernant les femmes !
Oh que si, bien des femmes ont trouvé grâce à mes yeux mais peu importe.
Vous savez quelle est la différence entre vous et moi ? Je vais vous la dire : vous, vous et votre petite bande facebookienne d'impuissants commentateurs et pondeurs constipés de petites notes sphériques comme des crottes de biquette, seriez prêts à vendre père et mère pour que Messire Gab la Rafale vous accorde un autographe.
C'est tellement peu mon cas que je lui ai dit deux ou trois profondes vérités sur son infecte et lâche personnage de vieux beau crevant de trouille de vieillir.
C'est tellement peu mon cas que mes deux papiers ne lui ont pas plu, ab-so-lu-ment-pas madame.
Et je le sais... de source sûre, ça oui !
Et alors ? Je suis là pour, en lisant un texte, en déceler les failles, et celles de Matzneff ne méritent, de ma part, aucune mansuétude : si mes souvenirs sont bons, je lui ai dit ce que tout écrivain digne de ce nom aurait dû faire à sa place : le suicide ou le silence, au monastère ou au désert.
J'invente tellement peu que c'est lui-même, Gabriel Matzneff, qui est hanté par ces deux sorties d'autoroute. Dommage qu'il semble avoir choisi la tranquille nationale consistant à se faire ravitailler en essence sans plomb (et sans cervelle) quatre ou cinq fois par jour, sans cela, pauvre de lui...
De la hargne ? Mais non, que vous êtes sotte ma pauvre petite chérie : de la FRANCHISE, ce que vous êtes absolument incapable de lui témoigner, petite poule picorante, avec bien d'autres, autour d'un coq qui n'a plus beaucoup de plumes, qui me semble ne même plus avoir la seule plume intéressante, la vraie, celle de l'écriture puisque, à part, je l'ai dit, des séances de baises avec des idiotes plus ou moins délurées et des cures de manucures, il n'y a pas grand-chose dans ces Carnets noirs.
Et ce qu'il y a d'intéressant, je l'ai pointé, ne vous en déplaise.
Souffrez donc, Ma Dame, que je me contrefoutes de vos aigreurs et petits jeux anonymes et tienne pour pas grand-chose voire pour rien du tout vos envolées avec le grand Georges, petite fille.
Écrit par : Stalker | 14/09/2009
Seigneur ! Mais quelle somptueuses envolée ! Sincèrement... Mais l'embêtant, c'est que vous êtes, tous autant (au temps) que vous êtes - vous les-grosses-têtes-pas-si-bien-faites-que-ça - intimement persuadés que GSC au-grand-coeur aurait donc volontairement stigmatisé le milieu de l'édition en se découvrant soudainement une vocation de Réjane. Or, quelqu'un l'a dit, il est toujours comme "ça". C'est peu dire.
PS : Tiens, "mon petit doigt à moi me dit", lui, que Gabriel Matzneff ne doit guère être en odeur (tout court) dans le cercle condescendant des grands admirateurs de GSC. Vous avez dit la nouvelle Héloïse ?
PPS : ne vous en déplaise, Monsieur, mais GSC n'arrive même pas à la sous-cheville d'un véritable humaniste tel que l'est Monsieur Léo Scheer. Je suis d'autant - d'au temps - plus libre d'en parler, que moi je n'ai absolument rien à vendre. Même pas mon hâme !
Écrit par : Lioubov Dormeur | 14/09/2009
Votre réponse prouve amplement, je crois, ce que j'ai avancé...
Je ne vois pas trop ce que Léo Scheer vient faire ici, étant donné que je ne l'ai jamais nommé dans cette note et dans les commentaires.
Quand je vous dis que vous êtes parfaitement incapable de penser par vous-même...
Votre petit doigt est aussi futé que le reste de votre personne si peu fine : je me contrefous de savoir quelle est la réception de l'oeuvre de Matzneff sur Terre et même sur Mars, me contentant de dire, MOI, ce que j'en pense.
Faites de même ou bien taisez-vous ma chère endormie parce que, si votre âme n'est pas à vendre, votre cervelle, elle, l'est au premier venu.
PS : laissez tomber les jeux de mots à deux balles, n'est pas Lacan, ni même Cixous qui veut, c'est dire...
Écrit par : Stalker | 14/09/2009
C'est dire, à quel point vous m'avez fait rire ! Je ne pense pas Monsieur, je sens. (Elixir de Clinique - ça ne s'invente pas...)
Écrit par : Lioubov Dormeur | 14/09/2009
Finalement, après avoir revisionné la vidéo, je comprends mieux les travers grotesques de Monsieur le "Gendre".
Si j'ai bien tout saisis, il est la caricature du prolétaire chez les V.I.P., et là, on comprend mieux.
Je le trouve très courageux d'exprimer sa vision du monde, au risque de perdre sa place, d'ailleurs, il évoque à moment du film, qu'il ne souhaite pas, se retrouver dans l'ambiance de son enfance.
C'est probablement ce qui le rend sympathique aux yeux de beaucoup.
Sinon, dans l'ensemble, il parle savamment du monde de l'édition.
Il n'est jamais facile de circuler chez les bourgeois, lorsque l'on fils de prolos.
Écrit par : idle | 15/09/2009
De toute façon, GSC a réussi son coup.
Tout le monde en a parlé.
Buzz, marketing viral, coup de pub, appelez ça comme vous le voulez, qu'on ait le contrôle de ce qui va être dit, ou pas, en définitive, la seule chose qui compte, c'est que ça fasse causer dans le milieu (le miyyeu, même, pour faire référence à un autre Cohen). C'est réussi. C'est bien.
On peut passer à autre chose, siouplé ?
J'entends parler de scandale... je n'ai quand même pas l'impression qu'on soit en train de diffuser le 120 giornate di Sodoma, à Naples, en 75.
Une seule chose intéressante à noter : on sent bien qu'on a affaire au monde de l'édition. N'importe quelle affaire médiatisée sur le Net est réglée en 3 jours, tout ce qui doit être dit l'est dans ce laps de temps, quand les followers s'emparent de l'info, les leaders sont déjà très loin.
40 jours pour faire le Tour du net... Le net de l'édition, peut-être.
Une année de web, c'est 72 heures.
Écrit par : i_t | 15/09/2009
Oui, i_t et, en répondant sur Stalker, avec un retard voulu, à ce non-événement, je contribue à en accentuer la fausseté, fausseté qui se voit dans la rage de certaines et certains de voir perdurer ce petit amusement.
Écrit par : Stalker | 15/09/2009
Ha ! L'Internet... Je suis toujours fasciné par ces myriades de commentaires stupides postés par des bêtas crachant leurs poussières-somnifères sur l'écran de leurs ordinateurs à l'aide desquels ils se croient reliés au reste du monde.
Faites-nous plaisir, Juan, ne répondez pas à ces cons (dont je fais sûrement partie) : ne plus être "touché" par tel blog, tel éditeur, tel Assouline, tel Bon (à tirer) ou telle salope "wannabe" (sérieusement, vous visitez cette "chose" ?) – ne plus perdre son temps –. Laisser ces zombies becqueter tranquillement leurs rôtis de solitude.
« Je n'ai jamais réfléchi à des questions qui n'en sont pas, – je ne me suis pas gaspillé » disait Nietzsche. Ecrivez encore, tout le temps, puisque nous apprécions vos notes érudites, sans concessions, acharnées, exigeantes, littéraires, publiez, déployez votre pensée, il faut le faire, sans se plier, en écrasant une bonne fois pour toutes les araignées de ce web puant qui, je l'avoue, me désespère de plus en plus...
Ha! Les livres (on a beau chercher autour…) Courage... De toutes les façons, vous survivrez...
Écrit par : Yann | 15/09/2009
Yann, c'est, sans doute, la raison même pour laquelle je n'ouvre les commentaires qu'une fois tous les ans, et lorsque j'ai un peu de temps à perdre.
Ils ne sont, bien souvent, oui, d'aucun intérêt. Et encore, je m'honore d'avoir des lecteurs qui sont largement au-dessus de la moyenne souplinienne, et que dire de la wrathienne !
Écrit par : Stalker | 15/09/2009
Je ne vois pas où se trouve une "affaire" sur cette émission au sujet de l'édition...
Son titre d'ailleurs résumerait tout sans adjonction filmée et sans doute est-ce la seule matière à débat.
Mais la pédagogie de l'apprentissage de la lecture, des premiers pas vers la compréhension de la littérature, ne peut se passer de l'aide de l'image...
"L'édition, ce n'est pas de la littérature."
Un peu péremptoire sans doute, mais c'est une quasi vérité.
Dés lors, tout un (micro)monde vacille.
1) Les journalistes spécialisés dans le renvoi d'ascenseur, la collection d'invitations mondaines et parfois même la vente d'exemplaires presse, reçus gratuitement, dans des librairies de livres d'occasion et cela avant même la sortie officielle...(Faut bien vivre, ma pauv' dame...)
2) Les "écrivains" reconnus par les premiers. (Noblesse de court d'un tennis médiatique basée sur des échanges de services. Beigbeder fait figure de modèle dans ce néo-classement ATP (Amicalement Transfusé au Public)
3) les "écrivains" en quête de reconnaissance par les premiers, qui pensent que le montant de leur à-valoir est un sésame plus utile que la reconnaissance des quatrièmes. Je me demande d'ailleurs pourquoi les éditeurs n'affichent pas en bandeau cette somme en toutes lettres. Cela aurait une sacrée gueule...
4) Les lecteurs, persuadés souvent qu'en répétant les critiques des premiers et en citant le nom des deuxièmes, ils font illusion de culture littéraire et qui ne lisent pas les troisièmes, pas assez cités par les premiers, parfois avec raison, parfois pour des motifs obscurs qui vont du manque de curiosité au montant de l'addition de leur dernier repas avec l'éditeur, (boissons millésimées comprises), en passant par un système complexe et d'un barbarisme raffiné : l'inter-bankablitée. (Un journaliste reconnu écrit sur un "écrivain" en vue = un article forcément intéressant, donc ..vendeur.)
4) Les "rejetés" de l'édition, se rendant compte que même cette médiocrité démontrée leur est inaccessible. Ils ne sont donc jamais cités par les journalistes, ne peuvent inscrire "écrivain" sur leurs profils facebook et n'ont de lecteurs que sur leurs pages de blogs dont le remplissage fait œuvre d'auto-psychanalyse perverse et masochiste. Avec un peu d'intelligence et de hauteur, puisqu'ils représentent selon eux-mêmes, la "vraie" littérature, ignorée de l'édition, donc de qualité (sic), ils pourraient prendre cette émission comme la preuve d'une certaine logique de leur raisonnement. En faisant le contraire, ils prouvent un éclair de lucidité. Même pour cette médiocrité, ils n'ont pas le niveau...
Grossissant le trait à grands coups de rouleaux à crépir plongés dans les sauces grossières qui masquent mal le manque de saveurs de la grande cuisine de l'édition, Gilles Cohen Solal, le traître, se trouve pointé du doigt, désigné comme un indigne et infréquentable comme un auteur de tags multicolores sur une vitrine de boulevard commercial parisien en période de Nativité.
Pire.
Il ose lever le secret-défense de l'édition sur la manière dont se tirent les ficelles pour agiter les marionnettes des devantures des librairies, et cela, sacrilège suprême, aux yeux du grand public, ces abrutis qui d'ordinaire se contentent de lire ce qu'on leur préconise d'acheter avec la mention "vu à la télévision", un peu comme pour les aspirateurs ou les crèmes miracles pour maigrir.
Un autocollant promotionnel que l'iconoclaste Gilles Cohen Solal, à travers une émission de télé-réalité destinée aux masses forcément considérées, par la terrasse de la Closerie des Lilas ou le comptoir du Flore, comme plus ou moins incultes, a désormais collé sur les rouages du grand Théâtre Lyonnais dans lequel il travaille côté coulisses.
Normal donc qu'à la rentrée de septembre, plus d'un mois après l'émission, le sang frais luisant moins sur le sable des plages privées que sur les pavés de la capitale, l'Inquisition se réunisse pour le faire monter sur la scène et rouer proprement ce Guignol en place publique.
Honnêtement ce Landerneau médiatique ne dépasse ni en portée de voix ni en importance nationale l'algarade nocturne que provoquerait une amazone dans une allée du fin fond du bois de Vincennes à un client de passage mettant en doute sa virginité.
Je ne sais pas, finalement, si ce qui me fais le plus rire est la performance d'acteur de Gilles Cohen Solal jouant à merveille son propre rôle et laissant les acteurs autour de lui rester parfaitement vrais, ou les spectateurs tardifs, se trouvant offusqués (voire concernés car se reconnaissant honteusement par identification aux acteurs ou aux anecdotes narrées) par ce qui n'est qu'une farce, cette vielle technique bouffonne pour décrire la réalité avec un peu d'outrance ?
Personnellement, ce scandale de techniciens de surface ne m'intéresse guère.
Peut-être parce que je ne suis pas "écrivain", à peine modestement auteur tout juste rentré à l'écurie, justement celle dirigée par Gilles Cohen Solal.
Je n'ai, de plus, pas besoin de loger dans les soupentes d'auteurs mises à disposition par les maîtres des lieux. D'un naturel distrait, cela m'évite d'y oublier des affaires personnelles.Je ne mélange jamais vie privée et travail, fût-il ludique.
Aussi sans doute parce que je ne me pique pas d'être littéraire ou même simplement lettré.
Finalement je me contente de m'appliquer à écrire des histoires.
Je trouve la tâche suffisamment ardue comme cela pour ne pas me laisser distraire par le spectacle d'un concours d'onanisme Germanopratin ou assimilé.
Je vais laisser la chute de ma contribution à un modeste mais doué acteur de théâtre de mes amis, passé par la case braquages et prison suffisamment de temps pour découvrir au calme une grande partie des auteurs classiques.
A un pédant qui lui explique, un peu docte et sans doute abusé par son accent gras de banlieusard de Montreuil que la littérature distrayait, il répond dans une tirade faisant trembler les verres sur le zinc :
"La littérature, c'est tout sauf de la distraction. Tu dois confondre avec la branlette qui, elle, en est une..."
Finalement, j'aurais dû me contenter, mon ami Juan, de cette citation pour répondre à ton billet.
Écrit par : Marc Louboutin | 26/09/2009
Lucifer? Que veut dire-ca?
Écrit par : Willem Beffen | 28/09/2009
Je me connecte à la Zone pour rendre visite à Cristina Campo et voilà que je tombe sur votre commentaire, Marc Louboutin. Dommage qu'il arrive un peu tard, mais c'est une belle conclusion pour ce fil. Votre état des lieux est drôle et très juste même si la citation aurait suffi, et Léo Scheer aura beau me tenir de grands discours althussériens très fatigants (sauf qu'il est comique de voir Althusser l'étrangleur recyclé dans le marketing!), toute la question est là : branlette ou ... autre chose.
Écrit par : Alexandrine Cliché | 28/09/2009
Un conseil, comme cela, en passant : lisez Morand cher chroniqueur. Vous écrivez trop long mon ami. Vos phrases elles aussi sentent la branlette.
Vous vous dites polémiste mais vous écrivez dans "Valeurs Actuelles", soutener le dernier roman de Beigbeder et signer paraît-il des livres (?) au Rocher. Dans le système finalement : comme les autres.
Remarquez Kléber Haedens disait qu'un critique qui ne publie pas est un lâche. C'est déjà ça...
Écrit par : nkj | 15/10/2009
Un conseil, nkj, comme cela, en passant : relisez-vous avant de poster ici, vous nous éviterez la vue de quelques fautes pourtant élémentaires.
Votre post sent l'application intellectuelle.
Pour vos conseils, j'en prends note.
Écrit par : Stalker | 15/10/2009
Effectivement. Ou comme dirait les Anglais : "Touché". Essayer tout de même de me comprendre : je zozote depuis ma plus tendre enfance, j'ai donc un terrible problème avec les z, je les évite autant que possible, à l'oral comme à l'écrit.
L'application intellectuelle : naturellement ! Comme vous. Comme beaucoup. Mieux vaut cela à l'implication intellectuelle, ne trouvez-vous (z muet, ouf !) pas ? Où l'on revient à Morand...
Dernière question : de quoi au juste prenez-vous (z muet, part two) note ? De lire Paulo M. ? De votre "implication" dans le système qui, fatalement, nuira tôt ou tard à votre supposée indépendance. De votre surprenant soutien à Frédéric Beigbeder (vous voyez, ça commence tôt...) ? De faire plus court , plus "digest", plus digeste ? De lire Morand ?
Gabriel Matzneff (Matrneff ?), que vous ne semblez guère apprécier dit qu'il faut dégraisser son style comme un os de gigot.
Je vous conseillais donc simplement, sans aucune agressivité - je ne suis pas, moi, un littéraire, encore moins du milieu littéraire - que votre gigot sent encore trop l'ail.
Ne le prenez pas mal. Il m'est avis que vous seriez bien plus percutant en réduisant le nombre de signes de vos chroniques (zzzz.... zzz....). Et plus sympathique si vous ne preniez vos interlocuteurs de trop haut. Vertige des cimes, plus dure la chute peut être.
Bien cordialement et en toute sérénité.
NKJ
Écrit par : nkj | 16/10/2009
Il me semble vous avoir répondu : je prends note.
C'était pourtant court, non ?
Écrit par : Stalker | 16/10/2009
Dis donc ça rigole pas ici. De vrais tueurs en pantoufles ! Sympa.
Écrit par : ctoileblog | 18/11/2009
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