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23/05/2005

Deux Caïn, peut-être même trois : Demian, Abel Sanchez et Le Vent noir

Antonio Canova, Caïn, marbre, 1846
Voici le deuxième article que je propose en fichier PDF, cette fois paru dans Le Journal de la culture de Joseph Vebret qui, assez étonnamment je dois le dire, est parvenu à réaliser un petit tour de force : regrouper des rédacteurs provenant pour le moins de mondes différents, voire franchement séparés et jeter, mine de rien, une sorte de passerelle entre les revues dites classiques (ex-Cancer !, Immédiatement, etc.) et les supports virtuels (comme le blog du Transhumain). Bien sûr, on objectera, à ce bel élan centripète, non seulement une force centrifuge bien capable après tout de menacer la cohérence de l'ensemble (cohérence qui grandit dans ce beau numéro sur Bernanos), mais aussi, je l'ai déjà entendu à mots couverts, une preuve de l'habileté machiavélique de celui que j'ai surnommé, quelque part et bien sûr ironiquement (encore que...), l'Eddie Barclay des lettres parisiennes.
Ici comme ailleurs, j'imagine que Dieu reconnaîtra les siens et, si décidément sa prunelle, jadis fouaillant la conscience de Caïn, s'est fermée à tout jamais, gageons que le temps au moins fera son lent travail de décantation.
Bonne lecture de ce texte évoquant trois Caïn littéraires : Demian de Hesse, Abel Sanchez d'Unamuno et Le Vent noir de Gadenne.

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